Contraception : 10 méthodes naturelles et fiables existent !

Il existe plusieurs méthodes permettant de vivre une contraception naturellement, sans perturber le travail de l’ovaire et de l’utérus ! Cet article fait le point sur les 10 plus efficaces, en les séparant en 2 catégories. Plusieurs illustrations vous permettront de bien vous repérer :

Catégorie 1 : La catégorie des contraceptions 100% naturelles : réversibles et sans aucun impact sur la physiologie

1/ Les méthodes barrière : préservatifs écologiques et diaphragmes

Pour les préservatifs masculins, les avancées actuelles permettent d’en acquérir sans substances controversées et sans produits d’induction chimiques. On les trouve grâce aux labels RSFU, Bio, et Vegan. Ainsi la flore intime ne sera pas perturbée. Citons également le préservatif féminin : qui peut être porté par la femme ou par l’homme, sans risques d’allergies, puisque formulé pour être sans substances irritantes. Il ne contient pas de latex. Un peu plus cher que son homologue masculin : on peut le tester gratuitement en Planning Familial, et il présente l’avantage de ne présenter quasiment aucun risque de rupture, et de ne pas nécessiter que les partenaires se séparent rapidement après un rapport intime, puisqu’étant placé dans le vagin, il peut être ôté, plusieurs minutes après le rapport, sans incidence.

Pour utiliser les méthodes barrière, de façon sécurisée et agréable, il faudra toujours :

  • 1/ chercher votre taille exacte : celle qui tient bien, sans gêner, ni tomber. Pour les préservatifs masculins, cette taille correspond à la circonférence pénienne : on la mesure seuls chez soi avec un mètre ruban : à l’endroit où le pénis en érection est le plus large. Cette taille se retrouve ensuite sur la boite des préservatifs et elle n’a rien à voir avec les Small, Medium, Large, qui ne sont des tailles données à titre indicatif seulement, et qui varient selon les marques. Pour le diaphragme, on mesurera le diamètre du fond du vagin : avec sa sage femme. Ainsi la taille parfaite et sécurisante, qui “ni ne serre, ni ne glisse”, peut être trouvée ! Des essayages avec la sage femme se réaliseront en cabinet.
  • 2/ combiner son préservatif à des gels complémentaires (lubrifiants et / ou contraceptifs) n’ayant qu’une action de neutralisation des spermatozoïdes par leur immobilisation (PH acide) : et éviter toutes les gammes de gels qui sont « biocides » ou « spermicides » de par la chimie, car ils perturberaient (parfois gravement) la flore intime. Les gels biocides, se repèrent facilement, de par les substances nocives dans leur composition : nonoxynol 9, miristalkonium chlorure … regardez bien les notices !

Côté diaphragme (à toujours utiliser, avec son gel complémentaire) : il n’est plus proposé en latex : la norme est aujourd’hui au silicone, mieux toléré. Associé à un gel bloquant les spermatozoïdes par le simple effet sur le PH dont nous parlions plus haut (Cayagel et Contragel sont des gels acides, à base d’acide lactique, alors que le sperme est de PH basique) : le diaphragme propose une double barrière naturelle, à placer contre le col de l’utérus.

 

2/ Les Méthodes d’Observation de la Fertilité (MOF) visant à n’observer que le présent, sans statistiques

Ces méthodes ont pour but de ne proposer aucune contraception séparant les corps, mais de proposer aux couples de LIRE à chaque cycle, la fenêtre de fertilité du cycle de la femme, et de l’éviter, pour ses unions. Ainsi, des unions non protégées sont possibles mais seulement en périodes infertiles certaines, du cycle féminin. Pour utiliser ces méthodes, il est indispensable que le couple se fasse former, puis qu’il note sur une courbe, ses indicateurs fertiles, tout au long du cycle.

Il existe tout d’abord, les méthodes d’observation du cycle à 1 indice : ou à “simple” contrôle : la femme / le couple : examinent 1 indice majeur de la fertilité, leur permettant de déceler quand des unions infertiles, sont possibles.

L’analyse de la fertilité est effectuée au présent, sans rien pronostiquer, et s’adapte donc aux cycles irréguliers.

Citons les 3 indices disponibles, chacun ayant plusieurs protocoles d’analyse disponibles :

  • la méthode des températures seules :

Il en existe plusieurs déclinaisons (méthode de Doring, méthode de Vollmann …) . Ci-dessous, la méthode diffusée par Sacha Geller :

  • la méthode de la glaire cervicale seule :

Il en existe plusieurs déclinaisons déposées, les méthodes les plus connues étant celles de Billings (la MOB), en aperçu ci-dessous :

ou encore la méthode Fertility Care (basée sur le codage du Creighton model : en aperçu ci-dessous) :

  • la méthode du col seul (codage Keefe par exemple) :

Avec la méthode du col, sont combinées une analyse de la glaire au col, à une analyse de la hauteur et de l’ouverture du col (hauteur et ouverture apparaissent ici sur la ligne du dessous avec les petits ronds et traits, symbolisant un col ouvert et haut ou fermé et bas) :

Il existe également les méthodes d’observation de la fertilité, à plusieurs indices combinés. Elles sont également nommées “Approches Sympto Thermiques des cycles” (AST) ou encore “symptothermies”.

Ces méthodes visent à cumuler les analyses glaire et/ou col (sympto) et de température (thermie) : en proposant un double ou un triple contrôle des signes ouvrant, puis fermant, la fenêtre de fertilité.

Ces méthodes (tout comme celles à 1 seul indicateur analysé) : vous indiquent votre fertilité au présent, sans rien calculer ou pronostiquer. C’est pourquoi elles s’adaptent aux cycles irréguliers.

Des protocoles déposés existent : la MAO / Cyclamen du Cler, le Sensiplan de PFN Sensiplan, la méthode Rotzer de l’INER Rotzer, la méthode Sérena de Sérena Quebec … Le couple doit se faire former, pour pratiquer sans risques. Voici un exemple de la méthode du Cler : combinant 3 observations, température, glaire et col : pour lire un cycle. Cela permet d’ouvrir et de fermer avec prudence, la fenêtre de fertilité. Car si un indice est défaillant, les deux autres, nous l’indiquent !

3/ Les moniteurs de fertilité électroniques (analysant automatiquement, vos observations)

Citons en exemples le Cyclotest My Way, le Ladycomp, le Bioself, le Persona … Attention, certains de ces dispositifs, ne sont pas classés “dispositifs de contraception”, mais plutôt “d’aide à la conception”, car leur protocole repère certes le pic fertile maximal, mais pas l’ensemble de la fenêtre, de fertilité. Aussi pour éviter une grossesse, ce ne serait pas adapté.

En effet les moniteurs peuvent lire la fertilité de la femme, avec une diversité de méthodes de fonctionnement importante. Qu’analysent-ils, et comment ? Parfois certains n’analysent qu’un indice, comme le Ladycomp. D’autres plusieurs, comme le Cyclotest My Way. Seule la notice et questionner un moniteur en symptothermie, pourra vous renseigner. Attention en tous cas, à tous les moniteurs qui font des calculs pronosticiels ! Ils sont moins fiables que ceux n’analysant que le présent …

Pour les utiliser sans risques, mieux vaut être formés déjà à une méthode d’observation de la fertilité et bien comprendre le logiciel. Et si possible, avec votre formateur : analysez toujours l’appareil et sa notice, en formation. 

Pour les APPLIS sur Smartphone : n’adoptez QUE des applis proposant une notation seule et qui n’analysent pas à votre place, les informations que vous entrez : choisissez par exemple, Kindara ou Ovuview ! Vous pourrez les utilisez avec votre moniteur de suivi Billings, Cler, Rotzer, Sensiplan, Fertility Care … selon des règles d’observation bien connues : les vôtres.

« Les tests du Cler : Attention à ce que votre moniteur de fertilité électronique, ne vous induise pas en erreur ! »

Mme Véronique VERKIMPE  du Cler a compilé dans les bulletins MAO du début des années 2000[1] : plusieurs études vérifiant si les moniteurs de fertilité électroniques donnaient les mêmes résultats que le protocole MAO d’Auto Observation du Cler, pour définir le 1er jour infertile post ovulatoire d’une femme (le 1er JIPO). Des monitrices volontaires du Cler, auto analysaient leurs cycles, en parallèle : sur papier avec les MAO, et avec le logiciel. Les données en % sont le % de l’ensemble, des cycles observés des monitrices, correspondant aux possibilités de résultats 1, 2 et 3 . Les appareils testés ont été le  BIOSELF, le PERSONA ET le CYCLOTEST . Les résultats ont été les suivants, pour ces 3 appareils :

POSSIBILITE 1 : le  1er JOUR INFERTILE POST – OVULATOIRE trouvé par l’appareil, est identique au 1er JIPO trouvé par la MAO = IDEM. L’utilisatrice ne prend donc pas de risque en plus ici.BIOSELF :  5,5%PERSONA : 17,2%CYCLOTEST : 27,9%
POSSIBILITE 2 : DANGER : 1er JOUR INFERTILE POST – OVULATOIRE trouvé par l’appareil, se situe avant le 1er JIPO trouvé par  la MAO  =  le logiciel est moins sévère que la MAO , et donc le 1er JIPO donné par le logiciel se situe encore en période fertile pour la MAO (avant le 3ème point haut) : risque de grossesse !!!BIOSELF : 69%PERSONA : 57,4% CYCLOTEST : 36,9%
POSSIBILITE 3 :  1er JOUR INFERTILE POST – OVULATOIRE trouvé par le l’appareil, se situe après le 1er JIPO trouvé par  la MAO = le lociciel est plus sévère que la MAO, puisque le 1er JIPO vient au delà du 3ème point haut soir. L’utilisatrice ne prend donc pas de risque en plus ici.BIOSELF   :  25%PERSONA 26,4%CYCLOTEST : 36,9%

[1] Source : bulletins MAO Cyclamen CLER amour et famille : http://www.chassang.fr/mao/bulletins.html

Catégorie 2 : Les contraceptions sans hormones de synthèse ni chimie : mais présentant un impact sur la physiologie

1/ Le DIU Cuivre (sans hormones) 

Il agit sur 2 plans. Le but du stérilet cuivre est d’abord de rendre par ses ions de cuivre, la glaire cervicale moins fertile donc le col moins franchissable aux spermatozoïdes. Si cela ne marche pas,  il a une seconde action : empêcher le développement maxima de la muqueuse utérine (partie dentelle utérine), et de son « voile hormonal » (ses sécrétions), normalement développés dans l’utérus à chaque période fertile pour retenir un ovule fécondé. Ce stérilet a donc un effet anti nidation par l’inflammation et la limitation du développement de l’utérus. Il ne se limite pas qu’à modifier la glaire et son PH, donc n’est pas si naturel que cela.

2/ Le slip chauffant thermique, ou slip  “remonte testicules” 

Contraception locale masculine, le slip remonte testicules ne chauffe pas “de lui-même” (sauf si vous prenez les modèles avec bouillotte intégrée, qui existent maintenant) : les testicules sont simplement rapprochées du corps et c’est la chaleur corporelle qui agit en contraceptif : plaquant les testicules contre l’abdomen, cela élève leur température à environ 37° ce qui bloque la spermatogénèse (création et croissance de spermatozoïdes viables). Ce dispositif se garde plusieurs heures par jour pendant plusieurs mois pour être efficace et se place sous le sous vêtement habituel. Il semblerait que cette contraception puisse se garder plusieurs années mais pas à vie, afin de ne pas altérer la fertilité, mais simplement, de la mettre en pause.

3/ La stérilisation féminine et la stérilisation masculine

Options définitives, qui visent à une ligature ou à une obturation des canaux déférents chez l’homme ou des trompes de Fallope chez la femme. La production des gamètes continue, mais elles ne sont plus libérées assez loin dans le circuit, pour faire la rencontre de l’autre gamète lors d’un rapport, et qu’il y ait fécondation ! Ces méthodes sont intéressantes si plus aucun enfant n’est souhaité, mais certaines études mettent en avant des possibles réactions de l’organisme au blocage des circuits.

Efficacités et mises en gardes comparées : pour chaque méthode

Concernant l’efficacité, voici l’indice de Pearl de chaque méthode, c’est à dire le nombre de grossesses non prévues, quand la méthode est utilisée en seul moyen de contraception, pour 100 femmes, sur an (source du tableau : Sensiplan) :

On voit que les méthodes les moins fiables, sont notamment le retrait (car c’est un peu une roulette russe, le liquide séminal que l’on ne ressent pas s’écouler, pouvant déjà contenir des spermatozoïdes vivants) et Ogino (car c’est un calcul statistique : donc inefficace pour des femmes aux cycles déjà irréguliers, ou qui deviennent moins irréguliers).

Pour les méthodes d’analyse de la fertilité à un ou plusieurs indices : il faut noter que pour qu’elles soient fiables, il faut impérativement se faire former à un protocole déposé et être un couple sachant s’adapter et avoir une sexualité non coïtale, c’est à dire sans pénétration et sans contact non protégé des intimités entre elles, en période fertile. On parle d’adopter un comportement sexuel conscient, afin de ne pas faire échouer cette contraception, hautement humaine. Comme le montre ce tableau d’efficacité pour la Symptothermie, pratiquée par les couples formés, soit “avec soin et constance” , soit avec des oublis ou négligences reconnus. La source de ce tableau est Sérena Québec :

Enfin, rappelons que SEULS les préservatifs protègent des Infections Sexuellement Transmissibles ! Toutes les autres méthodes que les préservatifs, citées dans cet article, sont donc réservées aux couples stables et sans problématiques d’IST.

Pour plus d’informations sur ces méthodes et vous former à l’analyse du cycle à visée de contraception naturelle : Glow Up vous propose Les Guides de la contraception naturelle et les Coachings d’Audrey Guillemaud.

Pour plus d’informations sur le sujet, le livre Cycle féminin et Contraceptions Naturelles, éditions Hachette Pratique, 256 pages : https://www.decitre.fr/livres/cycle-feminin-et-contraceptions-naturelles-9782016277379.html#ae462

Une réponse sur “Contraception : 10 méthodes naturelles et fiables existent !

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    Lise

    Excellent article, j’ai vraiment appris plein de choses, avec des réponses claires qu’on ne trouve parfois pas ailleurs ! Merci beaucoup, moi qui hésitais à me procurer ce livre je vais foncer ! 🤗

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